CONCACAF W – ANALYSE : FAUT-IL AVOIR DES REGRETS DANS LE CAMP DES GRENADIÈRES ?

Avant d’affronter la Jamaïque, Haïti était à 90 minutes de rallier la Coupe du Monde féminine de la FIFA, Australie et Nouvelle-Zélande 2023. Au cours de ces 90 minutes, deux ballons sur le poteau, un face-à-face loupé et deux penalties non accordés, et perdre ensuite le match (4-0) face à la Jamaïque. Des regrets, il y en a forcément. Revenons sur le match gaspillé par le staff technique de la sélection féminine haïtienne de football !

En huit jours, les Grenadières ont disputé 3 rencontres face à des adversaires coriaces. Et tout au long de ces trois matches, le sélectionneur national n’a modifié qu’une seule joueuse dans son XI de départ, à savoir Lara Larco remplacée par Nahomie Ambroise, et au cours de ces rencontres, les changements viendront tardivement. Dire que la Jamaïque est une équipe réputée pour sa forme physique vu que toutes ses joueuses sont costaudes, le staff technique haïtien, pour avoir pris la décision d’opérer des changements très tard dans le match, est une erreur, selon l’avis de plus d’un.

On aura aussi regretté que les deux actions individuelles de Corventina ne finissent pas leurs courses au fond des filets de la portière jamaïcaine, sauvée à chaque fois par le poteau. Le face-à-face de Roselord Borgella, le centre de Dumornay, trois minutes après le coup d’envoi du match, mal repris par Batcheba Louis ou encore les deux fautes grossières des Jamaïcaines en pleine surface de réparation, non signalées par l’arbitre centrale américaine.

On aura aussi regretté que Nicolas Delépine qui avait pris officiellement les rênes des Grenadières depuis le 17 février, victoire (6-0) face à Honduras, n’avait pas appelé des éléments capables d’aider la sélection féminine haïtienne de football dans ce tournoi de haut niveau, mais il préférait renforcer son équipe avec des novices. Conséquence immédiate, il n’avait pas pu opérer des changements pouvant permettre aux Grenadières de faire mal à leurs adversaires.

Alors que l’on était à 90 minutes de rallier l’Océanie, on doit à présent disputer deux rencontres de barrages en février 2023 et les gagner pour espérer jouer la Coupe du Monde.

Des regrets ! Oui, il y en a beaucoup. Cependant, pour matérialiser le rêve des Grenadières qui reste malgré tout intact, on doit travailler dès maintenant, question d’appeler les plus capables, celles ayant la capacité d’aider Haïti à écrire une nouvelle page dans le livre de l’histoire du football féminin mondial.

Barbarah Bourdeau / totalmixradio.com

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