La FHSA confrontée à des problèmes de toutes sortes

Le Président de la Fédération haïtienne des Sports Aquatiques (FHSA), Dr Évenel Mervilus, n’a pas manqué à l’occasion d’une conférence de presse tenue vendredi en son local, de parler des nombreuses difficultés qu’il fait face dans son plan d’action visant à la réalisation des activités de l’entité qu’il dirige

Les travaux de réaménagement de la piscine olympique du Centre sportif de Carrefour tardent toujours à commencer faute de moyens financiers. On se souvient qu’après la pose de la première pierre effectuée en présence de la ministre des Sports de l’époque, Régine Lamur et l’actuel président du Comité olympique haïtien (COH), Dr. Hans Larsen, le Maire de Carrefour avait mentionné qu’une somme représentant un million de Gourdes avait même été débloquée pour le financement de ces travaux. Jusqu’à présent rien n’a été fait et la Fédération est toujours dans l’attente quant au réaménagement de la piscine.
Une intervention avait même été faite auprès de l’instance internationale qu’est la Fédération Internationale de natation (FINA) pour une aide financière, mais, aux dernières nouvelles, elle a comblé plutôt les attentes de Surinam après avoir évoqué les derniers troubles sociopolitiques que traversait Haïti. Il faut dire que la FINA joue un rôle préponderant dans le dévelopement des sports aquatiques en Haïti.
Elle a beaucoup investi dans le domaine technique, organisationnel, et autres. Chaque année, elle envoie des experts en Haïti pour offrir un séminaire de formation à nos entraîneurs dans les dix départements y compris les membres exécutifs de la FHSA. Elle assiste également nos athlètes à l’occasion des grands rendez-vous, en leur fournissant des bourses pour plus de $25000, etc….
L’homme fort de la FHSA en l’occurrence le Dr. Évenel Mervilus, invite les secteurs publics et prives y compris les membres du gouvernement à investir dans la FHSA puisque les sports aquatiques ne représentent pas seulement des loisirs, des disciplines sportives, mais aussi une nécessité pour nous qui vivons sur une presqu’île ou la majorité de nos terres est couverte d’eaux et que moins de 2 % de la population sait nager.
Les autres problèmes sont dus tout simplement en raison de la Covid-19 qui conduit – comme c’est le cas pour d’autres fédérations et associations de disciplines sportives – au report de la tenue de formations et compétitions à l’échelle nationale et internationale.
Le Water Polo n’est pas épargné si bien qu’après avoir procédé à son lancement sous la forme d’une formation des cadres techniques, cette discipline s’est vu dans l’obligation de couper court aux activités alors que tout commençait à marcher à merveille dixit le Secrétaire général adjoint de la Fédération haïtienne des sports aquatiques, également, le Vice-Président administratif de la Fédération de sauvetage, M. Louis Séphar Jean-Louis.
Que dire du sauvetage ? Là encore, Dr Mervilus s’est plaint de la mauvaise foi de l’État qui a toujours tendance à faire la sourde oreille aux demandes de la Fédération quand il revient pour elle d’organiser des séminaires et stages de formation dans ce domaine.
Comment remédier à pareil situation ? Dr Mervilus, Mme Ruby King, et M. Louis Séphar Jean-Louis, respectivement président, directrice technique et vice-président administratif de sauvetage croient qu’il est avant tout, le devoir de l’État d’encadrer et aider la Fédération à travers ses différents programmes de formation capables de freiner de terribles accidents maritimes en Haïti qui, à chaque fois sèment toujours le deuil au sein de la population.
Pour ce qui au volet sportif, c’est toujours la FINA et le COH qui répondent toujours d’une manière positive aux demandes d’aide de la Fédération quand les nageurs et nageuses doivent participer à un grand rendez-vous sur la scène internationale alors que leur participation est toujours honorée dans ces compétitions par l’obtention d’une médaille.
Quand est-ce que l’État haïtien par le biais d’une politique sportive bien structurée à travers le ministère de la Jeunesse , des Sports et l’Action civique viendra en aide aux différentes Fédérations et Associations de disciplines sportives militant en Haïti ?
Une chose est sûre, la pratique d’une discipline sportive par la jeunesse d’un pays met cette dernière dans une situation à ce qu’il se démarque justement de toute activité malsaine nuisant justement à la société tel que le banditisme, l’alcool, la drogue etc…
L’on dit toujours que nous vivons dans un pays entouré d’eau de tous les côtés pendant que le taux de ceux et celles qui savent nager est très inférieur cela par rapport à nos voisins dominicains qui excellent beaucoup dans les sports aquatiques et de sauvetage.
Encore l’homme fort de la FHSA lance un vibrant appel à l’État d’assumer ses responsabilités pour encadrer la jeunesse et les entités nationales à travers les fédérations et associations sportives du pays y compris la Fédération haitïenne des sports aquatiques et la Féderation haitienne de sauvetage qui sont en train de mener une politique pour diminuer le nombre de cas de noyade qui se produisent constamment en Haïti tout en continuant à offrir des séminaires de formation aux entités comme la Croix-Rouge Haïtienne, la Protection civile, les Sapeurs-Pompiers, la SEMANAH, la Marine haïtienne, ect…..

 

 

 

 

 

 

Emmanuel Bellevue
lenouvelliste.com
 

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