Une Haïtiano-Japonaise fait mainmise sur le tournoi Indian Wells

Dans le désert californien (USA), l’Haïtino-Japonaise Naomi Osaka a survolé le tournoi d’Indian Wells en faisant des misères aux favorites avant de s’imposer en finale, le dimanche 18 mars, contre la Russe Daria Kasatkina (6-3, 6-2) en seulement 1 heure et 10 minutes de jeu.

Naomi Osaka, qui a visité le pays de son père en octobre 2017, a réussi une brillante quinzaine (7 au 18 mars) en Californie aux USA. Elle s’est adjugé, contre toute attente, son premier titre sur le circuit WTA. Elle a choisi l’un des tournois les plus importants de la saison pour y parvenir.

Le film de la finale

Si elle a mis du temps pour entrer dans la finale au même titre que son adversaire, âgée comme elle de 20 ans, car elles ont été visiblement crispées. Après trois premiers jeux difficiles, c’est Osaka qui a été la première à se libérer de la pression de l’enjeu. A preuve, elle a sauvé une balle de break pour ensuite aller chercher le service de son adversaire pour prendre l’avantage (5-3) avant de s’imposer au premier set (6-3) en 39 minutes.

La suite a été à sens unique et le jeu offensif d’Osaka a fait des ravages (23 coups gagnants contre 10). Tout compte fait, elle n’a laissé aucune chance à Daria Kasatkina dépassée par les évènements. Au fait, Osaka n’a mis que 31 minutes pour terrasser la Russe (6-2).

L’ouragan Osaka !

Toujours est-il que la fille de Tamaki Osaka a réussi une splendide campagne en Californie. Avant d’épingler à son tableau de chasse Kasatkina en finale (6-3, 6-2), Naomi Osaka a éliminé deux anciennes no 1 mondiales, la Russe Maria Sharapova (6-4, 6-4) au 1er tour et la Tchèque Karolina Pliskova, ancienne boss du circuit (6-2, 6-3) en quarts de finale ainsi que l’actuelle no 1 mondiale, la Roumaine Simona Halep (6-3, 6-0) en demi-finale. Elle n’a perdu qu’un seul set durant le tournoi, en huitièmes de finale contre la Grecque Maria Sakkari (6-1, 5-7, 6-1). En phase de poule, elle avait pris la mesure de la Polonaise Agnieszka Radwanska (6-3, 6-2) et l’Américaine Sachia Vickery (6-3, 6-3).

Revue de presse

Les médias les plus prisés en France ont salué la brillante performance de la fille de Léonard François. « Rien n’aura résisté à Naomi Osaka », écrivent nos confrères du Figaro. De son côté, le journal l’Equipe a paru avec ce titre flatteur : « Osaka reine d’Indian Wells ». Et pour les journalistes de l’Eurosport : « L’ouragan Osaka a tout emporté sur son passage ».

Le discours de Naomi Osaka

Naomi Osaka, 22e mondiale avec 2105 points, a gagné 22 places dans le nouveau classement WTA, paru ce lundi. Visiblement émue après la finale, la jeune femme faisant allusion à son adversaire a déclaré : « Elle a battu beaucoup de bonnes joueuses pour en arriver là. Je savais qu’il allait falloir être très constante pour la battre. Cela montre qu’en travaillant dur et en croyant en soi, on peut arriver à gagner des titres. En début d’année, mon objectif était de jouer chacun de mes matches avec le plus de sérieux possible. Peu importe mon classement, cela viendra avec les victoires ».

De son propre aveu, il lui reste encore un domaine où elle doit s’améliorer…le discours de remise des prix : « Mon discours était peut-être le pire de l’histoire », a-t-elle reconnu toute souriante après avoir remercié dans le désordre et en hésitant beaucoup son adversaire, son entraîneur, sa famille, les organisateurs ou encore ses sponsors.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Naomi Osaka, qui s’est établie aux USA et est entraînée depuis décembre par Sascha Bajin, ancien partenaire d’entraînement de Serena Williams, promet un très bel avenir sur le circuit du tennis mondial d’autant qu’elle est seulement la quatrième joueuse non tête de série à s’imposer à Indian Wells.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Legupeterson Alexandre

lenouvelliste.com

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