Quand Power Forward International vise l’excellence

Sous la supervision de plusieurs recruteurs américains, le Power Forward International, très impliqué dans les activités visant à voler au secours des jeunes basketteurs du pays, a réalisé, les 18 et 19 mai au gymnase de la rue Romain, son premier camp de détection des talents pour l’année 2018. « Nous visons l’excellence », a fait savoir Valmera Pierre qui en a profité pour dévoiler les autres plans de son organisme.

A l’occasion de la première journée, ils étaient environ 200, les jeunes qui participaient au premier camp annuel de l’organisme que dirige Valmera Pierre dit Titanic. Plus de 500 (filles et garçons) jeunes, le lendemain, avaient pris d’assaut l’antre du gymnase pour prendre part à cette activité. Ils avaient tous un objectif commun : « Convaincre les recruteurs pour espérer devenir un Skal Labissière ou encore un Nerlens Noël », deux stars haïtiennes évoluant dans la NBA.

Tout au long des deux journées, les jeunes, âgés de 10 à 18 ans, se sont soumis, dans une ambiance conviviale, à des exercices physiques et techniques ayant rapport aux basiques du basket-ball et d’autres gestes liés à la discipline sportive inventée par l’américain James Naismith. Dès la journée inaugurale, les jeunes basketteurs, issus de Persévérance école de basketball, école de basketball Maxime Antoine, Ligue de basketball de Jacmel, Ligue de basketball de Léogâne, École de basketball du coach Mutombo, École de basketball du coach Dor et d’autres villes de provinces, Gonaïves, Saint-Marc, Croix-des-Bouquets, Ganthier, Cabaret, Arcahaïe…avaient, par leurs performances, fait une grosse impression sur les experts américains.

Divisés en plusieurs petits groupes, de quoi rendre facile les tâches des entraîneurs, les jeunes se sont donnés à fond. Ils ont pris part, entre autres, à des concours de tirs à trois points et de dunk. Dans ce petit jeu, Innocent Limage, un natif des Gonaïves, a été battu sur le fil en finale du concours de dunk par un représentant du basket de Pétion-Ville, Johnny Blanc (88-87). Schneider Hérard, étudiant à l’université de Maryland (USA) et Kervin Bristol qui joue professionnel en Lituanie, deux anciens boursiers de PFI, ont été bel et bien présents à ce camp de détection.

Très étonnés devant les prouesses techniques des jeunes basketteurs du pays, les experts américains disent : « Le basket-ball, dans un délai pas trop lointain, deviendra le sport numéro un d’Haïti. Ils ont tous un énorme talent. Il suffit de raffiner ces talents et les placer sur le marché international ».

Quand Titanic annonce les couleurs

Au terme de la dernière journée, Valmera Pierre, visiblement ému par rapport à l’engouement manifesté par plus de 500 jeunes qui ont pris part au premier camp de PFI en 2018, a déclaré : « Avant ce camp, nous avons pu emmener 44 jeunes aux USA. Certains d’entre eux intègrent la NBA, d’autres sont à l’université ou encore jouent comme professionnels. Cependant, nous ne pouvons pas emmener tous ces jeunes aux USA bien qu’ils aient beaucoup de talents ».

Pour aider plus de jeunes, Titanic fait cette précision : « Nous ne sommes pas venus seulement pour recruter des talents, mais nous avons désormais un programme d’excellence, basé sur l’éducation. Nous sommes à la recherche des écoles ayant besoin d’aide dans ce domaine. En août, on viendra en Haïti avec plus de 20 computers pour les distribuer dans deux écoles. Je me suis gardé de ne citer aucun nom. Pour concrétiser ce rêve, nous avons paraphé un bail avec des compagnies étrangères qui se sont intéressées à ce sujet. Pour le moment, nous espérons que les écoles feront de l’anglais et de l’espagnol, deux langues obligatoires pour les élèves. Ce faisant, ils auront plus de chance à s’imposer sur le marché du basket-ball mondial ».

De son côté, le directeur marketing de PFI en Haïti, Pedro Hérivaux, qui s’est dit étonné devant le nombre de jeunes qui ont fait le déplacement au gymnase de la rue Romain, a eu des propos très élogieux à l’endroit des parents avant de faire allusion aux villes de province. À ce sujet, il dit : « Je remercie les parents de nous avoir confié leurs enfants. Nous nous attendons à ce qu’il y ait 350, mais vous pouvez constater que le nombre dépasse plus les 500. Il y a beaucoup de talents qui ont pris part à cette activité. À n’en pas douter, les recruteurs auront du pain sur la planche. Que je sache, ils vont devoir prendre du temps pour choisir à tête reposée. Après le Cap-Haïtien, nous irons dans les autres villes ».

Il est à souligner qu’au terme de ce camp de détection des talents, aucun nom n’a jusque-là été dévoilé par les autorités de Power Forward International. Toutefois, Valmera Pierre et son clan, l’air satisfaits, annoncent pour le mois d’août 2018, la tenue du deuxième camp annuel de PFI en Haïti. Deux stars de la NBA, dit-il, devraient en principe fouler le sol haïtien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lenouvelliste.com

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