Max Lelio Joseph : "Le Violette n'est pas en crise"


Dernier du classement du championnat national « Digicel » de D1, c’est un Violette en plein doute qui défiera le Racing Club Haïtien dans le derby national lors de la 9e journée. Si certains observateurs évoquent une crise, le président du club, Max Lelio Joseph croit que cette rencontre pourrait provoquer le déclic dont les joueurs ont besoin pour décoller.

Enock Néré : Monsieur le président, 8 matches, 5 défaites, 3 nuls et 0 victoire pour le doyen des clubs du pays. Vous êtes là en pleine crise ?
Max Lelio Joseph : Non, il n’y a pas de crise au sein du Violette. Nous faisons face à des problèmes que nous travaillons à résoudre mais nous ne sommes pas en crise.
EN : Vous allez affronter le Racing dans le match à ne pas perdre et après 9 journées vous êtes à la recherche d’une première victoire. Comment une telle rencontre se prépare-t-elle ?
MLJ : Avec l’espoir que nous allons la gagner car comme toujours nous abordons une rencontre avec l’ambition de la gagner. Contre le Racing Club Haïtien qui possède, il est vrai, une bonne équipe que contre n’importe quelle autre formation.
EN : Les fans espèrent une victoire. Qu’est-ce qui l’empêche de venir ?
MLJ : Plusieurs raisons expliquent le retardement à cette première victoire. D’abord, je dirai un manque d’encadrement mental du comité directeur et en ça, je dirais que j’en suis un peu responsable ; ensuite, il y a que l’ossature de l’équipe a totalement été changée. Nous avons enregistré les départs de Watson Coriolan, puis de Markorel Sampeur, Luckson Coriolan part à la retraite, sans compter que nous étions en négociation avec le Cavaly pour finaliser le transfert des deux joueurs qu’ils nous avaient prêtés et qui, ainsi, étaient indisponibles. Ajoutons à cela les nombreux blessé. Nous avons dû faire mauvaise fortune contre bon coeur.
En dépit de tout, les jeunes qui ont défendu les couleurs du club ont montré beaucoup de potentiel, un bon fond de jeu, et même dans nos défaites nous ne perdons que sur la plus petite des marges. Sauf dans le cas du Victory qui s’est déroulé dans le contexte que vous savez. Non. Nous allons jouer contre le Racing avec l’espoir que ce pourrait être le match du déclic.
EN : Donc, le spectre de la 2e division ne vous fait pas peur ?
MLJ : Je ne crois pas que nous serons relégués. La compétition se joue sur deux tours, nous ne sommes pas les mieux lotis. Maintenant mais je crois que quand nous aurons trouvé le déclic, on verra un Violette qui n’a pas seulement un bon fond de jeu mais un Violette victorieux. Les joueurs ont besoin du soutien du public, de leur encouragement pour y arriver, et ils y arriveront.

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