US Open : Toujours aussi impitoyable, Naomi Osaka punit Tsurenko et va en demi-finale

Une nouvelle fois impressionnante, Naomi Osaka s’est qualifiée mercredi pour les demi-finales à Flushing Meadows en dominant facilement l’Ukrainienne Lesia Tsurenko (6-1, 6-1). À part son 8e de finale face à Sabalenka (3 sets), la Japonaise n’a perdu que neuf jeux en quatre matches pour se hisser pour la première fois de sa carrière dans le dernier carré d’un Majeur.

Naomi Osaka continue son petit bonhomme de chemin dans cet US Open. Bien bousculée par la cogneuse Aryna Sabalenka en quarts de finale, la Japonaise a repris ses bonnes habitudes de la quinzaine en se qualifiant pour la première fois dans sa jeune carrière pour les demi-finales d’un tournoi du Grand Chelem, mercredi à New York, après son succès très facile face à Lesia Tsurenko (6-1, 6-1). Pour le tennis japonais, c’est la fin d’une longue période de disette au plus haut niveau. Il fallait remonter à vingt-deux ans – et la demie jouée à Wimbledon 1996 par la célèbre Kimiko Date – pour voir l’une de ses représentantes dans le dernier carré d’un Majeur.

Vainqueur très aisée de l’Ukrainienne en deux petites manches et 57 minutes de jeu, lors du premier quart de finale de la journée, la Japonaise n’a fait que confirmer ce que l’on savait déjà : elle est une candidate au titre. Et une très sérieuse. Elle affrontera la vainqueur du duel entre Madison Keys et Carla Suarez Navarro pour une place en finale. Les deux joueuses s’affronteront dans la nuit de jeudi à vendredi sur le stadium Arthur-Ashe.

Osaka a préservé de l’énergie

Ce troisième quart du tableau dames a quand même fait un gros flop. La faute à la prestation complètement manquée de Lesia Tsurenko. Novice à ce niveau en Grand Chelem, même si elle avait déjà goûté aux huitièmes de finale lors de l’édition 2016 (défaite face à Roberta Vinci) et lors du dernier Roland-Garros, l’Ukrainienne est complètement passée à côté de sa rencontre. Absorbée dans un trou noir d’entrée après avoir concédé le break, la joueuse de Volodymyrets n’a jamais été une menace, seulement une proie. Une proie dévorée par une Osaka pas encore rassasiée.

Seulement inquiétée à 6-1, 4-1 en sa faveur, un moment de la rencontre où elle a dû sauver ses deux premières et uniques balles de break, Osaka n’a eu qu’à développer son tennis et réciter ses gammes lors de ce match. Plus en contrôle qu’en début de saison, la fusée Osaka, qui a passé une partie de son enfance à côté du complexe de l’USTA Billie Jean King National Tennis Center, a augmenté son capital confiance, évité de passer trop de temps sous le cagnard et économisé son énergie. Elle en aura bien besoin : le money-time arrive.

 

 

 

 

 

 

Legupeterson Alexandre

lenouvelliste.com

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