De nouveaux jeunes intègrent l’académie Camp Nous, Wilner Etienne en parle

Certains jeunes (filles et garçons) formés à l’académie Camp Nous ont quitté le pays puisqu’ils ont signé des contrats professionnels en Europe (Nérilia Mondésir, Batsheba et Kethna Louis). D’autres encore, à cause de la déperdition en football, ont disparu de la circulation. Pour remplacer ces jeunes, qui auront pour tâche de représenter le pays à travers le monde, la Direction technique nationale (DTN) de la Fédération haïtienne de football a procédé à des séances de détection de talents. Wilner Étienne, qui dirige la DTN, a accepté volontiers de répondre aux questions du Nouvelliste.

Le Nouvelliste : Une nouvelle vague de jeunes (filles et garçons) vient d’intégrer l’académie de formation Camp Nous. Ils ont au nombre de combien ?

Wilner Étienne : L’académie fédérale Camp Nous officiellement a été inaugurée le 30 mai 2012. Chaque année, la Direction technique nationale organise des sessions de détection pour renouveler ou pour augmenter le nombre d’enfants au centre. Aujourd’hui, on en compte plusieurs promotions : U-13 filles, U-15 filles, U-20 filles et séniors filles. Il compte aussi les U-15 garçons et U-17 garçons. On a au total 250 jeunes (filles et garçons) à l’académie Camp Nous, sise au ranch de Croix-des-Bouquets.

LN : D’où viennent-ils et comment ont-ils procédé pour intégrer ce centre de formation ?

WE : Le critère pour intégrer l’académie Camp Nous n’est autre que la détection des talents dans toutes les régions du pays avec plusieurs phases. En général, ces enfants viennent de tous les coins du pays, je pèse mes mots, dans tous les coins du pays, et on les recrute selon nos critères de choix basant généralement sur leurs talents et leurs compétences footballistiques.

LN : Les sélections nationales d’Haïti (toutes catégories confondues) sont presque rachitiques. Qu’en est-il de cette nouvelle vague de jeunes ?

WE : Le problème du rachitisme est plutôt complexe. Cela est génétique et aussi d’ordre alimentaire. Il y a des études qui se font là-dessus. Que je sache, il faut qu’il y ait un régime alimentaire équilibré pour notre population, voire nos athlètes, pour tenter de déraciner ce mal qui ne cesse de ronger notre population en général et nos sportifs en particulier.

LN : Avec ces jeunes, la FHF fixe un objectif, n’est ce pas? Si oui, lequel ?

WE : Notre objectif se base sur trois aspects: football, étude et citoyenneté. En termes clairs, on part à la recherche de bons citoyens bien éduqués ayant la capacité de jouer au football. Sans l’ombre d’un doute, après leurs carrières footballistiques qui sont généralement courtes, ils pourront être en mesure de gagner leur pain.

Le Nouvelliste : Pour clore cette entrevue, ces jeunes vont travailler sous la houlette de quel staff technique ?

Wilner Étienne : Les jeunes de 12 ans filles ont leur staff composé de Roselène Joseph, Guliano Philippe, Meuse Denis et Jésula Léoné. Tout le travail, je tiens à le préciser, est élaboré par la Direction technique nationale (DTN).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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