Ce vendredi 17 avril 2026, au Stade Roger Zami en Guadeloupe, la sélection féminine haïtienne a validé son billet pour le deuxième tour après un match nul (1-1) face à la République dominicaine. Un résultat suffisant pour atteindre l’objectif, mais qui laisse un sentiment mitigé au regard du contenu proposé.
Dès l’entame de la rencontre, les Grenadières ont affiché leurs intentions en cherchant à confisquer le ballon et à installer leur jeu dans le camp adverse. Plus entreprenantes, elles ont tenté de faire la différence par des phases construites et quelques accélérations sur les côtés. Toutefois, cette domination territoriale s’est révélée stérile. Le dernier geste a souvent manqué de précision, et les rares occasions franches n’ont pas été exploitées comme il se doit.
L’absence de Melchie Daëlle Dumornay s’est particulièrement fait sentir dans l’animation offensive. Sans leur joueuse la plus créative, les Haïtiennes ont peiné à déséquilibrer une défense dominicaine bien regroupée. Le jeu est devenu par moments prévisible, facilitant la tâche de l’adversaire qui a su rester discipliné et compact.
Contre le cours du jeu, la République dominicaine a su tirer profit d’une opportunité pour ouvrir le score, plongeant Haïti dans le doute. Menées, les Grenadières ont alors dû faire appel à leurs ressources mentales pour revenir dans la partie. Le sélectionneur a tenté d’apporter du sang neuf, et ce choix s’est avéré payant.
L’entrée en jeu de Sherly Jeudy a changé la dynamique offensive. Plus incisive, plus directe, l’attaquante a apporté ce qui manquait jusque-là : de l’efficacité. Sur une action bien exploitée, elle a trouvé le chemin des filets, permettant à Haïti de revenir à hauteur et de relancer complètement la rencontre.
La fin de match a été marquée par une certaine tension, chaque équipe cherchant soit à préserver le résultat, soit à arracher la victoire. Haïti, consciente que le nul suffisait pour se qualifier, a géré les dernières minutes avec prudence, évitant de se découvrir inutilement tout en restant vigilante défensivement.
Au coup de sifflet final, c’est un mélange de soulagement et de frustration qui dominait du côté haïtien. Soulagement, car la qualification est acquise. Frustration, car le potentiel de cette équipe est bien supérieur à ce qu’elle a montré sur le terrain.
Ce match met en lumière plusieurs axes d’amélioration : plus de justesse dans le dernier geste, davantage de créativité dans l’animation offensive et une meilleure gestion des temps forts. Si les Grenadières veulent aller plus loin dans la compétition, elles devront hausser leur niveau de jeu et afficher plus de constance.
La qualification est là, mais le plus dur commence maintenant.
D’haïti Wilkervens/TotalMix






































