CONCACAF W – ANALYSE : AVEC L’INTÉGRATION DES NOVICES, NOS DIRIGEANTS SONT-ILS EN TRAIN DE TRAVAILLER POUR BOYCOTTER LA SÉLECTION FÉMININE HAÏTIENNE DE FOOTBALL ?

Les équipes nationales féminines des USA, du Mexique et de la Jamaïque, pour préparer le championnat féminin de la CONCACAF qui se tiendra du 4 au 14 juillet à Monterrey et pour avoir la chance de composter l’un des billets donnant accès à la Coupe du Monde de la FIFA, Australie et Nouvelle-Zélande 2023 et aux Jeux olympiques de Paris 2024, ont fait appel à leurs meilleures talents. Visiblement moins forte, Haïti n’a pas suivi cette voie, au contraire, nos dirigeants, peut-être à dessein, refusant des joueuses qui se sont confirmées au plus haut niveau, ont fait appel à des novices pour renforcer la sélection féminine haïtienne de football. Sont-ils en train de travailler pour boycotter la qualification des Grenadières ?

Qui ne se souvient pas de la sélection féminine haïtienne des moins de 20 ans qui avait connu toutes les peines du monde pour battre Cuba (2-1) avant de se neutraliser face à Guatemala (1-1), Jamaïque (0-0) en phase de poule, et qui allait se faire laminer (6-0) en huitième de finale par les USA, le 8 mars 2022 en République dominicaine lors des éliminatoires de la Coupe du Monde de cette catégorie ?

Si ces jeunes Grenadières bien qu’elles aient du talent, ne s’étaient pas capables damer le pion avec les U20 de la zone en mars dernier, quatre mois après, sont-elles déjà prêtes pour affronter les mastodontes comme les USA dont leurs filles sont les reines du football mondial; le Mexique, nation émergente en matière du football féminin et pays hôte de la compétition ou encore la Jamaïque qui dispose de ses meilleures joueuses incluant celles qui évoluent en Europe et mondialiste de la dernière édition de la compétition ?

Nos dirigeants : veulent-ils qu’Haïti se qualifier pour la Coupe du Monde ou exposer certaines Grenadières qui sont en Haïti aux yeux du monde pour qu’elles puissent avoir un contrat au détriment d’une qualification ? Justement en Haïti, le dernier match du foot féminin se jouait le 22 mai 2021, et plus d’un an après, le Ranch de la Croix-des-Bouquets étant fermé, quels sont les critères selon lesquels ces dirigeants malhonnêtes qui ne se soucient que de leurs intérêts mesquins, ont basé pour faire le choix de ces novices qui ne sont plus en compétition ?

Nombreuses sont des Grenadières qui ont l’expérience de la sélection féminine haïtienne de football et qui jouent régulièrement avec leurs clubs respectifs en Europe, entre autres, Johane Laporte, Phiseline Michel, Melissa Dacius en France ou encore Kerly Théus qui a repris la compétition aux USA pour ne citer que celles-là. Que dire de Schwendesky Kiki Joseph qui ne cesse de briller en Russie, mais selon nos confrères de Sport Passion Info (elle serait indisponible, car entre 26 et 27 juin, elle doit soutenir son projet pour avoir son diplôme en génie civil). Pourquoi ne sont-elles pas appelées en équipe nationale ?

D’aucuns diront, elles confrontent à problèmes d’ordre administratifs, mais pourquoi vous avez pu résoudre les problèmes de celles qui ne sont pas en compétition en Haïti et vous négligez les autres ?

On parle des USA, Mexique et Jamaïque les dirigeants haïtiens : le gratin du football féminin de la zone, en quoi les novices peuvent-elles aider Haïti face à ces géants de la zone ? Êtes-vous sérieux les dirigeants haïtiens ? Quelle idiotie !

Pour ceux qui disent que le moment est mal choisi pour critiquer, mais depuis quand la presse ne cesse de scander le nom de Kiki, à moins que Phiseline ou Johane refuseraient de jouer pour Haïti au même titre que Nélourde Nicolas. Dans le cas contraire, elles seraient d’un apport considérable pour les Grenadières vu que Danielle Etienne, blessée, ne sera pas présente avec Haïti à Monterrey, au Mexique.

Force est de constater qu’aujourd’hui, l’objectif de notre sélection féminine haïtienne de football n’est pas celui des moins de 20 ans en 2018, à savoir aller chercher un billet qualificatif. Mais c’est plutôt d’exposer des joueuses afin d’avoir des contrats éventuels, de quoi remplir les poches de nos dirigeants qui sont insatiables quand s’agit de l’argent.

Un observateur avisé, commentant la décision de nos dirigeants excités d’intégrer des novices au sein de la sélection féminine haïtienne de football, a déclaré avec raison : ” avec eux qui ne sont motivés que par l’argent, on aura tout vu “.

Barbarah Bourdeau/ Totalmixradio.com

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