Au carrefour du bon vieux temps

L’histoire de notre pays, jadis la “perle des Antilles”, est très riche. Une histoire qui expose notamment des sportifs de la trempe des André Théard, Gérard Raoul Rouzier, père de Pilou Rouzier, le damiste Robillard, Saint-Vil Lisieux, Jean Vorbe, Antoine Tassy (Zoupim), Manno Sanon “toup pou yo”, Garry et Phèdre Georges, Ernst Jean-Joseph, Jacques Deschamps père, Marcel Mathieu, Joseph Obas, Roland Roy, Philippe Vorbe, Pierre O. Gabriel, Guy Saint-Vil, Djo Volcy, Maréchal Mitton, Dieudonné Vieux (Dadadou), Eddy Pierre, éternelle étoile du football gonaïvien, Maxime Antoine, René Vertus, Jacques Joachim, Tom Pouce, le professeur Frank Civil, Sylvio Cator, le premier monument du sport national, etc. Tous ayant, chacun dans sa sphère d’action, animé la tribune sportive haïtienne.

 

La liste de nos sommités sur le territoire sportif haïtien est très longue. À un point tel, en les étalant, on peut écrire un livre de plusieurs tomes. Louis Chauvel, par exemple, l’auteur du “Football haïtien à travers les âges”, est une référence. Ses écrits constituent un précieux guide, un bréviaire sportif en quelque sorte. L’honorable Chauvel a d’ailleurs publié son édifiant ouvrage à une époque où l’on était encore très loin de l’ordinateur, de l’Internet et des autres facilités dont bénéficient actuellement les écrivains et les journalistes en matière de rédaction et de communication.

En Haïti et surtout dans la diaspora, les nostalgiques aiment se balader sur le boulevard du bon vieux temps. À New York notamment, les sportifs haïtiens de tous les âges savouraient certaines histoires que leur gratifiaient les regrettés Joseph Obas, peut-être le plus grand footballeur nordiste de tous les temps, et Jean Aurélien, baron vert et noir sur la même ligne que Djo Volcy, père de “l’aiglenoiserie”. C’est le Dr Fritz Guillaume, aiglenoiriste dans l’âme, qui avait attribué ce qualificatif à l’illustre Bel-Airien Djo Volcy, à l’occasion des festivités marquant le 25e anniversaire de l’équipe du Bel-Air le 27 juin 1976.

Aujourd’hui à New York, mes principales sources au sujet du passé de notre football, ce sont les vétérans Béliotte Placide, ex-joueur du Racing Club Haïtien, et Garcia Dérival, ancien joueur de Pétion-Ville, de l’Etoile Haïtienne et du Violette. Ils ont également défendu les couleurs nationales.

Sur le terrain de leur retraite, ils nous apportent les vibrations du stade Sylvio Cator pendant les années 50 et 60. Pour m’informer à propos des anecdotes et des hauts faits sportifs d’antan, je les rencontre de temps en temps à Manhattan où ils résident depuis la fin de leur carrière, il y a de cela plusieurs décennies.

Indubitablement, l’histoire du sport national est riche, palpitante et envoûtante. On le constate en côtoyant de vieux briscards de notre football à Boston, à Miami, à New York, à Montréal et dans d’autres régions de la diaspora sportive. Les captivants récits oraux de ces vétérans reflètent la grandeur du sport, l’une des imposantes entreprises mondiales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Raymond Jean-Louis
lenouvelliste.com

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