Margareth Graham passe en revue la situation du volley-ball haïtien

Visiblement satisfaite de la prestation du volley-ball haïtien à l’échelle régionale et de la réalisation de la septième édition du championnat national interscolaire, la présidente de la Fédération haïtienne de volley-ball (FHVB) a, entre autres, évoqué pour Le Nouvelliste les différentes échéances qui attendent les équipes nationales du pays. Toujours est-il que sa fédération n’est pas exempte des crises financières aiguës qui gangrènent le sport national. L’interview exclusive de Margareth Graham !

Le Nouvelliste : Quelle est le but de la compétition nationale scolaire de volley-ball qui a eu lieu à la fin du mois d’avril au centre Sport pour l’Espoir ?

Margareth Graham : Apprécier les progrès réalisés à travers le pays en matière de développement du volley, et ainsi confirmer que le travail que nous avons entamé depuis tantôt sept ans se poursuit. Et, surtout, cette compétition sert de plateforme pour l’identification de talents qui seront éventuellement appelés à rejoindre nos différentes présélections nationales de jeunes.

LN : Vous avez brillé par votre absence lors de la septième édition de ce championnat national scolaire de volley-ball. Vous avez une explication ?

MG : J’ai été retenue en dehors du pays par un engagement pris il y a de cela neuf mois. Madame Lesly Larrieux et Robert Joe Martin se sont assurés de bien faire rouler la machine.

LN : Auréolé du titre de vice-champion du tournoi de la Cazova, le volley haïtien, qui ne cesse de monter en puissance ces derniers temps, semble être très demandé sur le plan régional ?

MG : Sans fausse modestie, je vous dirai que le volley haïtien est en demande dans la Cazova (Caraïbes Ouest). Lorsqu’Haïti ne répond pas présent et ne s’inscrit pas à une compétition, c’est généralement dû au manque de financement. Les responsables de la confédération régionale s’inquiètent et viennent aux nouvelles. En fait, le titre de vice-champion de la Cazova dans la catégorie des moins de 21 ans garçons nous a valu une invitation à participer au tournoi des moins de 21 ans de la Norceca (Nord-Centre Amérique-Caraïbes) qui aura lieu en juillet prochain, au Nicaragua, avec, entre autres, Cuba, les USA, le Canada, la République dominicaine et le Mexique.

LN : Quelles sont, avant la fin de l’année 2018, les échéances qui attendent le volley-ball haïtien sur les plans local et international ?

MG : Sur le plan local, les championnats de ligues, à l’échelle du pays, tirent à leur fin. Notez que la saison des ligues a débuté en novembre 2017. Le tournoi national de clubs, qui réunit les meilleures équipes de clubs du pays, aura lieu le week-end du 18 au 20 mai 2018 au centre Sport pour l’Espoir.

Après, nous rentrerons dans une période de préparation de nos équipes nationales en vue de leur participation éventuelle aux différents tournois régionaux. Nous organiserons aussi des séminaires de formation à l’intention de nos formateurs, nos entraîneurs et nos arbitres.

Sur le plan international, nous avons en vue un tournoi pour l’équipe féminine senior (Cazova juin 2018) à Suriname, un tournoi U-23 hommes (Cazova juin 2018) à Suriname, un tournoi U-21 hommes de la Norceca (juillet 2018) au Nicaragua, un tournoi senior hommes (Cazova août 2018) à Suriname. Nous souhaitions organiser le tournoi senior hommes, mais nous avons dû désister faute de moyens logistiques et financiers.

Le Nouvelliste : Alors, où trouver les moyens financiers pour permettre à la FHVB de répondre à ces échéances ?

Margareth Graham : Moyens financiers ? Toujours le grand défi. En dehors du privé qui répond très timidement, et certaines organisations caritatives et étatiques, la FHVB compte surtout sur l’appui financier du MJSAC, sur l’enveloppe qu’il mettra, cette année encore, à la disposition des fédérations et associations sportives nationales. Nous avons la confirmation que les dossiers de financement des fédérations sont en cours de traitement. Nous attendons, prenons notre mal financier en patience, tout en souhaitant que le MJSAC nous donne une réponse sous peu. Nous aurions vraiment souhaité pouvoir boucler nos programmes et réaliser les sorties précitées, pour l’avancement du sport, pour l’émancipation de notre jeunesse sportive et pour le bien de la communauté tout entière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Legupeterson Alexandre

lenouvelliste.com

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