C’est bel et bien parti pour le championnat de la Caraïbe sur route

À la tête d’une délégation conduite par Trevor Bailey, président de l’Union caribéenne de cyclisme, ils étaient quatre experts de l’Union cycliste internationale (UCI), à faire le voyage à Port-au-Prince, le week-end écoulé pour une visite d’inspection et rencontrer les membres de la Fédération haïtienne de cycliste (FHC) afin de se faire une idée sur le parcours. Du lot de ces personnalités à faire également le déplacement, pour cette visite d’inspection, Majorie Guillaume de l’UCI, qui était la cheffe de campagne de l’actuel président de l’UCI, David Lappartient et actuelle vice-présidente de la FHC.

«À part le parcours qui a été totalement modifié et beaucoup plus érgiagi -8 km ajoutés sur les 12, donnant ainsi 20 km-, les experts, après avoir rencontré le Comité exécutif de la FHC, en sont sortis très satisfaits sur l’agenda de travail soumis par la Fédération», a déclaré la vice-présidente Marjorie Guillaume.

Tenant compte du programme d’activités très chargé de l’UCI sur le plan international, le mois d’octobre -en attendant la date à confirmer- a été retenu pour le déroulement de cette compétition de gros calibre qui verra challenger cyclistes du terroir et de la diaspora ajoutez ceux du bassin de la Caraïbe.

Selon les dires de Marjorie, les planifications tant du côté de l’UCI que du côté de la FHC vont bon train. Si du côté de l’instance de tutelle qu’est l’UCI, cette dernière promet d’accompagner la Fédération, ceci à tous les niveaux : technique, financier, matériel et équipements.

Elle nous a parlé l’organisation de séminaires et stages de formation à l’adresse des cadres techniques et administratifs, surtout pour les mécaniciens qui auront la grande tâche de s’occuper des cyclistes en cas de panne de pneu de leur vélo.

La bonne nouvelle dans toute cette affaire n’est autre que la préparation de l’équipe nationale cycliste dont les présélectionnés retenus lors du «Criterium» sont déjà à pied d’œuvre dans la préparation.

En accord avec la Direction technique nationale de la FHC, Cuba, La Martinique, La Guadeloupe, voire les États-Unis d’Amérique sont les pays choisis pour la préparation des cyclistes haïtiens, question pour eux de faire bonne figure et représenter valablement le pays à cet évènement majeur qui verra la participation d’une vingtaine de pays de la région caribéenne.

Mis à part le contribution de l’UCI, l’État haïtien, par la voie du ministère des Sports, promet de jouer également sa partition quand on sait que ce championnat de la Caraïbe des nations est avant tout une affaire nationale et que tout le monde a grand intérêt à mettre la main à la pâte pour le plein succès de l’évènement.

La FHC, par l’entremise de la commission de finances, sponsoring et marketing mis en place pour ce championnat, s’attend à ce que la communauté des affaires ne fasse pas la sourde oreille aux demandes de patronage, tenant compte de l’énormité du budget soumis par la trésorerie et qui dépasse le million de dollars (US bien sûr).

Parlant des grandes priorités quant au développement et à la structuration du cycliste à l’échelle nationale, Marjorie Guillaume parle de la mise en place d’une stratégie basée sur le long terme (agenda 20-22) pour la pérennisation de la culture cycliste.

Développer la culture cycliste chez les tout petits, les initier dans le maniement et la pratique du vélo, à partir bien sûr d’une académie de formation, tel est le grand projet que caresse la vice-présidente de la FHC dont l’objectif n’est autre que déboucher sur l’émergence d’une solide et puissante génération de «chevaliers de la petite reine» capables de rivaliser à l’avenir avec les meilleurs de la planète du vélo.

«Savoir où l’on veut aller avec une bonne et grande vision des choses. Je milite dans un milieu où j’ai acquis de grandes connaissances et je suis prête à les mettre à la disposition de mon pays», a déclaré Marjorie Guillaume, âgée de 45 ans et résidant en France –elle est la 7e génération de petites filles de Catherine Flon-. Après vingt années passées en dehors du pays, elle est revenue pour apporter sa contribution pour le plein épanouissement du cycliste en Haïti.

Emmanuel Bellevue

manubellevue@yahoo.fr

Marjorie Guillaume en bref

Nom :Nérath Guillaume

Prénom : Marjorie

Lieu de naissance : Léogâne

Signe astrologique : Vierge

Études primaires : elle ne se rappelle vraiment pas mais elles se sont résumées entre Léogâne et Carrefour

Études secondaires : Collège Canado-Haïtien

Diplômes obtenus : Maîtrise en sciences politiques, diplômée en droit international et diplomatie, sciences de l’éducation. Elle détient une école de commerce

Couleur préférée : J’aime toutes les couleurs et je me vois comme un arc-en-ciel. Mais ma couleur préférée c’est le bleu

Plat préféré : Je mange de tout mais celui que je préfère : maïs mixé avec du pois, arrosé de sauce de poisson

Sport pratiqué : Je fais du vélo en compagnie de la famille, la danse, la marche et le jogging

Musique préférée : J’écoute un peu de tout mais j’écoute beaucoup la musique racine et le compas

Politique : oui et comment ne pas faire de la politique après des études effectuées dans ce domaine

Politicien préféré : Paul Kagamé qui est l’actuel président du Rwanda

Genre de film préféré : Comédie et qui frotte la drame

Livres préférés : Qui traite de spiritualité et qui m’aide à comprendre ma spiritualité à moi

Marié à Cédric Guillaume et mère deux enfants (filles) pendant que dans sa famille ils sont 13 au total

Message aux jeunes qui aimeraient faire du cyclisme leur sport favori : C’est pas très facile mais avec de la patience et la persévérance on peut réussir et briller dans cette discipline qui exige beaucoup sur le plan financier et matériel.

Message à la jeunesse haïtienne : En regardant les rues, je n’ai vu que des jeunes qui manifestent un grande volonté de bien faire. Ils attendent que le gouvernement fasse quelque chose pour eux mais fort souvent, ce dernier est confronté à d’énormes difficultés et ne peut pas les accompagner dans leur rêve. C’est à eux de faire bien souvent le premier pas et surtout de croire en leurs possibilités qui sont toujours énormes.

 

 

 

 

 

 

 

 

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